Paris

Vélotaf à Paris : mon expérience

Pour ceux qui ne le savent pas, je suis gestionnaire sinistre. Depuis septembre 2019, je me déplace en VAE de chez moi au siège de mon entreprise et sur les différents sites situés à Paris et très proche banlieue. Je fais le point.

Pourquoi ?

Au départ, c’est mon compagnon qui était à vélo. Je l’ai suivi car c’est vrai que c’était plus agréable de pouvoir se déplacer ensemble à vélo le week-end. Et puis, c’est devenu une habitude de la semaine.

Mon bureau est à 15 minutes de chez moi à vélo. Le gain de temps était ma première motivation. En transport je mettais une trentaine de minute. Je perdais du temps en changement bus et/ou métro. Puis pour aller sur les différents sites, là aussi je gagnais en timing. Et surtout, je me sentais bien dès le matin sur mon vélo.

Le choix du vélo

Il faut savoir que mes bureaux sont place des fêtes. Pour ceux qui ne connaissent pas, pour résumer c’est tout en haut d’une immeeennnnse côte. Petite, dès qu’il y avait une cote, je balançais mon vélo et refusais d’en faire plus. Donc pour éviter cela, et la transpiration d’un bouc je me suis tournée vers le VAE. Ce n’était pas encore l’engouement que nous connaissons aujourd’hui. J’ai cherché sur Le Bon Coin et ai trouvé un vélo Décathlon Elops 920 E blanc. Jusqu’à aout 2023 c’était mon fidèle destrier. Jusqu’à son vol, un mardi pendant l’un de mes RDV dans le 20ème. Les deux antivols n’ont pas suffit … Depuis je suis sur un Peugeot ELC01 Central 26, fièrement nommé BLUE LAGOON (moitié cocktail, moitié plage de rêve). J’ai l’impression de prendre plus mon temps sur ce vélo, est-ce son esprit rétro qui me fait paresser dans Paris ?

Je me sens aussi plus en sécurité en VAE qu’en musculaire, car je peux accélérer d’un coup et rapidement pour me sortir par exemple d’une situation dangereuse.

La conduite

Les automobilistes fustigeront Anne Hidalgo, moi cycliste je la remercie ! Les pistes cyclables ont été franchement développées, et il y a parfois des trajets où je ne suis que sur piste cyclable. Bon, il faut rester vigilants en toute circonstance. Je laisse toujours la priorité aux piétons. Mais il faut avouer que voitures et piétons nous détestent, et je me suis souvent énervée. On m’a même menacée une fois de m’écraser. Je pense qu’il faut avoir les nerfs solides car parfois on se fait attaquer gratuitement. On peut se faire insulter quand bien même c’est l’autre qui est en tort. Un jour j’ai fini mon trajet en pleurant tellement je m’étais faite pourrir par un cycliste, le « Jean-Michel la route m’appartient sur mon vélo vintage et les VAE sont des merdes ».

Le plus important est de prendre en compte les angles morts. On ne double pas un bus lorsque le feu va repasser au vert, ni un camion et on ne force pas pour passer.

L’équipement

Je mets toujours mon casque. C’est un KASK couleur champagne. Au moins il est beau, et je suis protégée. Car oui, la chute existe. Et j’ai déjà pris quelques gamelles sans gravité heureusement.

Pour mon vélo, j’ai deux antivols : Une chaîne abus et un U Kryptonite. Si je peux, j’enlève la batterie et l’emporte avec moi en RDV. La nuit, il dort dans un box fermé à clefs.

Pour l’été, j’ai ajouté deux sac COBAGS ultra pratique, qui se clipsent sur le porte bagage arrière. Idéal pour aller faire les courses ou transporter son sac. Je pense en prendre à clapet pour l’automne.

Et quand il pleut ?

Je suis à vélo, chaque jour de l’année quelque soit le temps (bon j’ai fait une fois avec de la neige, je ne suis pas certaine de le refaire). Il n’y a que de mauvais équipements, pas de mauvais temps !

Mon casque a une visière très pratique en cas de pluie. Je mets par ailleurs un pantalon de pluie basique, acheté chez Décathlon et un K-Way long très léger mais extrêmement efficace. Je pense pour la fin d’année m’acheter une cape de chez Rainkiss, que je trouve très esthétique et assez couvrante. Alors oui, on a la dégaine livreur Uber Eats, mais on est au sec !

Conclusion ?

J’ai totalement personnifié mon vélo. J’ai l’impression d’être une équipe ahaha. Je suis heureuse de prendre mon vélo le matin, je fais du sport, je me sens libre, attentive et alerte et je gagne du temps.

La cohabitation avec les autres usagers de la route est parfois difficile et dangereuse. On se demande aussi si ceux qui créent les pistes cyclables les utilisent parfois… Il y a des aberrations de danger !

Par ailleurs, après m’être fait voler mon premier destrier j’ai une petite angoisse de revivre cela une seconde fois. C’est un investissement et un vrai outil de travail pour ma part et sans je me sens bien moins libre.

Si vous envisagez de vous y mettre, certaines villes proposent des cours de remise en selle, et les régions et villes proposent des aides pour l’achat de vélos. Renseignez-vous !

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